C’est officiel : la politique malgache vient de battre un nouveau record mondial du “je ne suis pas là, mais je suis quand même aux commandes”. Selon les rumeurs (non confirmées mais très partagées sur les groupes Facebook de tata Jeanne), le pays fonctionnerait désormais en mode avion, sans pilote visible, mais avec beaucoup de turbulences.
La vie quotidienne — adaptation et créativité
Pendant ce temps, les citoyens, eux, s’adaptent : entre deux coupures d’électricité, ils rafraîchissent frénétiquement leurs fils d’actualité en espérant un miracle — ou au moins un mème drôle. Les commerces survivent à coup d’ingéniosité : des cafés proposent désormais des « packs coupure » (bougies + playlists patriotiques remixées), et des coiffeurs offrent des réductions si la tête du client ressemble à celle d’un député en fuite.
« On n’a plus besoin de feuilleton télé, la politique, c’est Netflix saison 8. »
Économie : crise ? Non, masterclass de patience
L’économie, elle, tente de suivre la cadence. Certains experts affirment même que Madagascar est devenu un modèle… de patience. Les petits entrepreneurs proposent des solutions innovantes : livraison à vélo quand la route est coupée, cours de yoga express pour calmer les réunions municipales, et la généralisation du troc pour éviter les files aux guichets.
« Les indicateurs macroéconomiques sont stables à la condition qu’on définisse ‘stable’ comme ‘fluctuant mais avec charme local’ », plaisante un économiste freelance rencontré devant un stand de sambos.
La classe politique invente… et se réinvente
Quant à la classe politique, elle envisage sérieusement de créer un nouveau ministère : le Ministère de la Disparition Programmée et des Retours Inattendus. Sa mission : organiser des sorties stratégiques, rédiger des communiqués ambiguës et superviser les calendriers de réapparition au moment opportun (ou pas).
Objectif n°1 : fournir des masques officiels « invisible-président » pour événements publics.
Objectif n°2 : créer une hotline pour déclarer les apparitions surprises (option : signalement par SMS).
Objectif n°3 : organiser des stages de « communication floue » pour porte-paroles en herbe.
Sur le terrain — témoignages
Dans les quartiers, on raconte que les réunions politiques ressemblent désormais à des répétitions générales de théâtre : beaucoup d’entrées, peu de textes, et une scène parfois vide. Une commerçante résume : « Avant, on vendait du poisson ; maintenant on vend de l’espoir en promotion. »
Des ONG locales ont adapté leurs campagnes : au lieu de distribuer des tracts, elles distribuent des autocollants « J’ai survécu à la saison 2025 de la politique ».
Ce que dit l’officiel (ou ce qui y ressemble)
Interrogé par téléphone (après trois renvois et un SMS automatique), un cadre gouvernemental a déclaré : « Tout va bien, la machine tourne — parfois sans conducteur visible. Nous travaillons en coulisses. » La suite du communiqué était interceptée par un mème viral quelques heures plus tard.
Scénarios possibles (par ordre d’improbabilité)
Le président revient devant les caméras avec une conférence sobre et un café à la main.
La classe politique installe un système de rotation des apparitions — style festival itinérant.
On découvre que tout était un gigantesque jeu de rôle participatif et qu’on aura droit à une saison spéciale « Pourquoi j’ai fait ça ».
En attendant, la population continue de faire preuve d’humour et de résilience : ateliers d’improvisation civique, podcasts satiriques à succès, et un nouveau hashtag tendance qui résume tout : #CacheCachePrésidence.
Et maintenant ?
Restez connectés (si le réseau veut bien), partagez les bons mèmes et surtout : cultivez votre sens de l’humour — parfois, c’est la seule chose qui nous évite de finir action héroïque dans un film dramatique à petit budget.
Si vous avez des histoires locales, des photos ou des mèmes à partager, envoyez-les à la rédaction — anonymat garanti, sens de l’humour exigé.
Source : 404 Actu (l’erreur, c’est de ne pas nous suivre)
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